12ème baromètre Prévoyance CTIP-CREDOC

Le CTIP a publié en décembre les résultats de son 12ème baromètre de la prévoyance (décès, arrêt de travail, dépendance, santé) qui s’intéresse aux attentes des salariés et des employeurs concernant les garanties et services.

Des enquêtes téléphoniques ont été réalisées auprès de salariés et de responsables d’entreprises (selon une répartition représentative des entreprises du secteur privé français en termes d’effectifs). 

Les résultats de ce 12ème baromètre de la prévoyance CTIP-CREDOC sont disponibles à l’adresse suivante : https://ctip.asso.fr/etudes/12e-barometre-de-la-prevoyance-ctip-credoc-resultats/

Les principales conclusions s’articulent autour de 5 points.

La couverture prévoyance s’étend

Les risques couverts sont de plus en plus nombreux, notamment pour les risques invalidité (61% des salariés bénéficient d’une rente en cas d’invalidité contre 52% en 2015) et décès (63% bénéficient d’un capital aux ayants droit et 46% bénéficient d’une rente pour le conjoint en cas de décès, contre 51% et 36% en 2015). Cependant, le taux de couverture globale reste stable : 84% des entreprises proposent au moins une garantie prévoyance (contre 85% en 2015) et 86% des salariés bénéficient d’au moins une garantie prévoyance (contre 82% en 2015)

Les garanties prévoyance sont toujours considérées comme « une protection pour soi et ses proches » selon 45% des salariés qui en bénéficient (contre 47% en 2015) mais également, et de plus en plus, comme « un plus en grande partie payé par l’entreprise » selon 44% des salariés qui en bénéficient (contre 34% en 2015).

Les accords de branche rendant obligatoire la mise en place de garanties prévoyance expliquent l’augmentation des taux de couverture et sont considérés comme profitables par les entreprises. Cependant, les évolutions réglementaires ont amené un quart des entreprises ayant mis en place des garanties de prévoyance à apporter des modifications à ces garanties au cours de l’année.

Les salariés se sentent de moins en moins concernés par le risque dépendance et les entreprises sont encore peu à être favorables à la mise en place d’une garantie dépendance (plus l’entreprise est petite, moins elle y est favorable).

La complémentaire santé augmente fortement

La couverture augmente fortement dans les entreprises (en 2017, 93% des salariés indiquent que leur entreprise possède une complémentaire santé contre 72% en 2016). Cependant le taux de salariés couverts reste stable (95% en 2017 et 2015).

88% des complémentaires santé collectives sont obligatoires (contre 87% en 2015), mais il est observé une hausse des contrats a options facultatives puisque parmi les complémentaires santé, 24% sont des obligatoires avec options facultatives (contre 14% en 2015).

Le plus fréquemment, les garanties de la complémentaire santé sont négociées au sein de l’entreprise (pour 59% des entreprises, contre une prévision de 30% en 2015) et couvrent le salarié et ses ayants droit (pour 72% des salariés qui en bénéficient et pour 65% des entreprises qui les proposent). Elles sont considérées comme abordables par les salariés, voire peu chères (pour 19% des salariés). Pour 75% les entreprises, la hausse des prix semble justifiée (hausse des dépenses de santé, des taxes ou des charges de gestion).

Suite aux différents changements législatifs, 20% des entreprises ont modifié leurs complémentaires santé préexistantes et un tiers a souscrit un premier contrat de complémentaire santé, ces changements ont été globalement bien accueillis par les salariés.

Même si le tiers payant est très largement utilisé (plus de 80% des salariés l’ont déjà utilisé), seuls 64% des salariés ont entendu parler de sa généralisation (contre 74% en 2015). Par ailleurs, les tarifs négociés intéressent de plus en plus les salariés comme les entreprises (55% des utilisateurs y ont eu recours pour l’optique).

De plus en plus d’entreprises mettent en place des dispositifs d’épargne retraite et salariale

62% des salariés possèdent une épargne collective (contre 52% en 2015) et 35% des entreprises en proposent (contre 30% en 2015). Sa mise en place s’est surtout développée dans les grandes entreprises (73% des entreprises de plus de 250 salariés l’ont mise en place, contre 34% des entreprises de 1 à 9 salariés).

44% des salariés considèrent que l’épargne collective est le dispositif le plus intéressant pour se constituer un complément de revenu lors de la retraite (contre 50% en 2016) alors que 47% des salariés penchent pour l’épargne individuelle. Ainsi, épargnes collective et individuelle sont jugées, autant l’une que l’autre, avantageuses par les salariés.

Les services associés aux garanties et les actions développées par les organismes assureurs semblent correspondre aux besoins des salariés et entreprises

Les actions de prévention sont mises en avant, notamment dans le but d’améliorer la santé des salariés (67% des entreprises et 83% des salariés y sont favorables). Parmi les services proposés, les employeurs préfèrent les tarifs négociés tandis que les salariés plébiscitent l’assistance à domicile en cas de problème.

L’action sociale développée par les organismes assureurs reste assez peu connue mais présente un intérêt certain pour les salariés et les entreprises, en particuliers sur les actions concernant la prise en charge de cotisations et remboursements de frais de santé pour les personnes à faibles revenus, la prévention et le dépistage en santé, ou les places dans des établissements spécialisés.

La gouvernance paritaire garde une bonne image mais reste méconnue

73% des salariés ont une bonne image de la gouvernance paritaire (62% en 2015) contre 49% des entreprises (56% en 2015), mais seulement un tiers de ces acteurs ont conscience que ce sont les partenaires sociaux qui pilotent les Institutions de Prévoyance.

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