Santé et Numérique

A l’ère de la révolution numérique en santé, deux enjeux se dessinent plus particulièrement :  l’accès aux soins à distance et l’exploitation des données de santé.

La télémédecine, une nouvelle pratique médicale ?

On définit l’e-santé comme étant l’usage des techniques de l’information et de la télécommunication dans le domaine de la santé et du bien-être. Le patient devient dans cette démarche acteur de sa santé.

L’innovation numérique principale dans le domaine médical qui pourrait être citée est la télémédecine. Ce terme désigne des prestations santé à distance et l’échange d’informations médicales tout en s’appuyant sur la technologie des télécoms et du numérique. Elle permet de mettre en relation un patient et un ou plusieurs spécialistes de la santé.

Cette santé dite « connectée » a l’atout d’être dématérialisée.

De ce fait, la télémédecine peut apparaitre comme une solution à exploiter pour pallier les problèmes des déserts médicaux. En effet, ce sujet étant de plus en plus préoccupant, la télémédecine, et plus précisément la téléconsultation, peuvent se révéler être une solution efficace. A titre d’exemple, d’ici 2020, tous les Ehpad situés dans les déserts médicaux devront être équipés d’un matériel de téléconsultation.

Cette nouvelle manière de soigner peut faciliter l’accès aux soins notamment pour les personnes âgées, à mobilité réduite, ou encore atteintes de maladies chroniques et nécessitant un suivi régulier voire quotidien, en leur permettant de ne pas se déplacer.

Il est cependant important de souligner que la télémédecine n’a pas pour vocation de remplacer la médecine traditionnelle, elle permet de s’affranchir avant tout des barrières géographiques.

2018 est une année déterminante pour la télémédecine du fait de l’issue positive des négociations menées pour la prise en charge de la téléconsultation par la Sécurité sociale. En effet, l’assurance maladie et les syndicats de médecins sont parvenus à un compromis débouchant sur la prise en charge et la généralisation de la télémédecine à partir du 15 septembre 2018. Avec de nombreux acteurs de l’assurance intégrant des start-ups spécialisées en e-santé au cœur de leurs stratégies, plusieurs plateformes sont mises en place afin d’accéder à la téléconsultation (téléphone, messagerie instantanée, visioconférence et autres). Pionnier du domaine avec 10.000 téléconsultations par an, Axa a prévu d’innover au cours de 2018. L’assureur ayant déjà installé des cabines de téléconsultations directement chez certaines entreprises clientes, développera plus massivement ce concept pour les clients de sa complémentaire santé. Elles permettront aux salariés d’entrer en communication avec des professionnels de santé afin d’effectuer des diagnostics ou des examens complémentaires (tension, rétine).

La Data Science au cœur de la santé

Le traitement des données par les organismes d’assurance est une question primordiale notamment au moment même où de nouvelles contraintes s’imposent avec l’entrée en vigueur du RGPD. Ce sujet doit être étudié et suivi avec la plus grande rigueur.

La mise en place d’un entrepôt de l’ensemble des données interne à disposition des organismes d’assurance puis alimenté par des données externes permet la réalisation d’études de plus en plus pertinentes avec cet enrichissement des données.

En effet la France dispose de la plus importante base de données médico-administrative au monde, le SNDS (Système National des Données de Santé).

Alimentée par plus de 1,2 milliard de feuilles de soins annuelles envoyées à l’Assurance maladie, cette base comprend non seulement l’ensemble des diagnostics réalisés par les médecins, les actes et les médicaments prescrits, mais également le remboursement de l’Assurance maladie pour chaque acte réalisé. Dans le respect du RGPD (Règlement Européen sur la protection des données), ce volume important de données permet, avec l’utilisation de méthodes statistiques issues de la Data Science, d’améliorer les stratégies de réduction du coût de la santé, d’optimiser le parcours de soin, et de travailler plus en amont les questions de prévention.

Le SNDS permet entre autres de réaliser des études épidémiologiques visant à évaluer la distribution des maladies et des facteurs qui y contribuent sur les populations humaines et ainsi améliorer les actes les préventions. Des études statistiques peuvent aussi être réalisées afin d’évaluer le coût pour l’Assurance maladie d’une pathologie donnée et donc de maitriser le budget selon les pathologies existantes. Cette démarche facilite aussi notamment la veille sanitaire en évaluant en temps réel les maladies et en ajustant les niveaux d’alerte.

L’e-santé et la Data Science sont deux pistes d’avenir dans le domaine de la « santé numérique ». Le Gouvernement, les organismes d’assurance, les start-ups et les réseaux de soins se sont saisis du sujet pour trouver les solutions les plus pertinentes. Galea suit et travaille ces sujets dans le cadre de ses missions.

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