Les modèles Data Science pour gommer l’inégalité salariale entre les femmes et les hommes

Au lendemain de la journée de la femme, nous avons pu entendre « En matière salariale, nous sommes tous d’accord sur le constat : la loi qui fixe le principe à travail égal salaire égal a 45 ans et aujourd’hui encore, elle n’est pas appliquée et les inégalités persistent »,  Muriel Pénicaud souhaite mettre fin à ces écarts, d’ici 2022. Pour ce faire, les sanctions seront alourdies pour les entreprises ne respectant pas cette égalité salariale. Par ailleurs, afin de les aider à se conformer à cette obligation, un logiciel permettant de détecter la présence d’une discrimination salariale suivant le sexe sera mis à disposition dès 2019 pour les entreprises de plus de 250 salariés et dès 2020 pour les autres entreprises.

Ce logiciel, comme il en existe en Suisse, permettra de déterminer si l’inégalité salariale suivant le sexe est statistiquement significativement supérieure à un seuil déterminé. Ce critère pourrait être établi à partir de caractéristiques communes prédéfinies en amont (comme l’âge, l’ancienneté, la position professionnelle, …) à l’aide d’une analyse de régression.  Il convient de souligner qu’en raison du seuil de tolérance, le résultat du test ne pourra pas être utilisé comme preuve d’absence de discrimination salariale suivant le sexe.

Et ensuite ? En effet, quelle(s) suite(s) donner ?

En cas de réponse de présence d’inégalité salariale suivant le sexe, comment identifier les femmes discriminées et allouer le budget relatif à cette problématique afin de l’éliminer ?

A contrario, en cas de réponse d’absence d’inégalité salariale suivant le sexe, comment prouver l’absence réelle de discrimination ? Les solutions ne seront pas données par le logiciel qui sera fourni, en revanche, il est tout à fait possible d’y remédier.

Le Cabinet GALEA & Associés propose de vous accompagner dans ces travaux afin d’identifier les discriminations. Des modèles de Data Science / Machine Learning seront utilisés afin de mettre en exergue les femmes discriminées, si celles-ci existent, et les évolutions de salaires nécessaires pour gommer ces inégalités. Des échanges réguliers avec les Ressources Humaines permettront d’intégrer leur connaissance de l’entreprise et des salariés afin d’affiner les résultats « techniques » et d’en améliorer leur analyse. Des contrôles seront également mis en place afin de communiquer l’impact réel des actions prises sur l’inégalité salariale suivant le sexe. Ainsi des indicateurs de suivi dans le temps seront mis en place afin de supprimer ces différences dans le respect du budget alloué.

Par ailleurs, des travaux sur l’intégration de l’ensemble de vos données internes à disposition permettraient d’affiner les analyses et de « capter » de nouveaux phénomènes d’écarts de rémunération.